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Chantier éducatif : un trait d’union entre jeunes et habitants.

Dans le cadre de sa politique de prévention de la délinquance, la Ville de Digne-les-Bains en partenariat avec l’ADSEA 04 (Association Départementale de Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte) propose durant l’été des chantiers éducatifs. Ce dispositif permet d’offrir une première expérience professionnelle à des jeunes accompagnés par l’ADSEA. Encadré par des éducateurs, chaque chantier permet à 3 jeunes de découvrir le monde du travail et ses exigences. Cette année, la Ville de Digne-les-Bains a proposé 4 chantiers différents en centre-ville avec notamment de la peinture rue de la Curaterie ou le long du Complexe Aquatique les Eaux Chaudes.

Pour François Bouyala, chef de service de Prévention Spécialisée à l’ADSEA, « les chantiers éducatifs permettent de passer du temps avec les jeunes et de créer des liens avec eux. Ils permettent également de mettre en place des actions de prévention ou des accompagnements ». Et d’ajouter que « la période de chantier est favorable au développement social local. » En effet, durant la dizaine de jours du chantier, les jeunes sont en contact avec les habitants du quartier. Ainsi leur image est valorisée et les jeunes changent leur perception du monde des adultes en échangeant avec des personnes avec lesquelles ils n’ont pas l’habitude de discuter. Ces chantiers éducatifs immergés dans les lieux d’habitations sont créateurs de moments d’échanges et de rencontres.

Pour la Ville de Digne-les-Bains, la poursuite de ce dispositif éducatif à aussi comme objectif de montrer que les jeunes sont capables de réaliser des travaux qui améliore le quotidien des dignois. Bernard Aymes, maire adjoint délégué à la prévention de la délinquance, déclarait lors de la présentation à la presse de ce dispositif : « les chantiers éducatifs existent depuis longtemps sur notre commune mais nous avons voulu les rendre plus visibles. Autrefois ces chantiers étaient à l’extérieur du centre-ville. Par exemple, on faisait repeindre les barrières du stade Christophe Ménard. Du coup la population ne voyait pas ces jeunes en train de travailler. Depuis que nous sommes aux responsabilités, nous tenions à ce que ces chantiers se fassent de façon visible pour l’ensemble de la population. Ainsi quand ils ont repeint les barrières du boulevard Gambetta avant le passage du Tour de France, on s’est rendu compte qu’au fil du chantier un lien s’est créé avec les habitants. » Et Bernard Aymes de conclure sur une boutade : « 3 jeunes dans la rue c’est pas forcément un gang, ce peut être 3 jeunes travailleurs… »